Dimanche 21 septembre 2008
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Le colonel Amirouche : la Bleuite ? Parlons-en On ne peut parler d’Amirouche en occultant volontairement
ou involontairement
le « complot des bleus » ou la
bleuite. Mais de là à assimiler purement et simplement cet homme dont la valeur est reconnue inconstatablement tant au plan de l’art de la guérilla que du comportement humain, du style de
commandement, aussi bien du coté des hommes qui ont formé ses troupes que de celui de ses ennemis jugés : les chasseurs alpins et les régiments d’infanterie qui ont eu à l’affronter sur le
terrain. Nous essayons d’analyser objectivement ces quelques extraits de militaires français du 6° BCA de la première et 3° compagnies stationnées à Ait Hichem et Iferhounene dans la haute
Kabylie. Mais de là à pendre cet homme de la classe supérieure en intelligence et en courage et bravoure pour un vulgaire criminel, c’est faire preuve de façon délibérée d’ignorance totale ou à
tout le moins se laisser entrainer sur le chemin de la contrevérité, du mensonge et donc de la calamité. si nous devions nous représenter l’ouvre et la vie de cet illustre personnage , mystérieux
à la fois et miraculeux., la bleuite même s’il y a beaucoup à dire , à commenter , à analyser , sous toutes les facettes au plan de la direction des opérations en temps de guerre que du coté
prise de décision cela ne représente que le 1/5 de l’iceberg que constitue l monumentale et grandiose œuvre de cet illustre personnage qui force l’admiration aussi bien de ses compagnons que de
ses ennemis jurés. Il ira jusqu’’ à susciter des jalousies au sein de son camp , de personnes de éme rang que lui mais pour des raisons de respect de la mémoire, je n’irai pas jusqu’à dévoiler le
fond de ma pensée, d’autant que cela n’influera pas de façon fondamentale le résultat de la réflexion que nous souhaiterions développer ici. La carrure de ce géant de la guérilla qu’est celle du
colonel Amirouche, fait que d’un point de vue des faits de guerre cette purge que l’on a voulu amplifier pour en évaluer la comptabilité à 3 ou 4 voire même 5 000 hommes, n’était s’elle était
réellement prouvée, qu’un epsilon devant l’ampleur des dégâts et des massacres commis par l’armée françaises et leurs supplétifs. Ce ci étant, une bavure est une bavure, une erreur est une
erreur, et pour clore le dossier on en exprime des regrets en reconnaissant sa faute. Mais il est du devoir de l’historien et surtout des témoins qui en constituent et en alimentent les sources
surs et rares de s’en tenir à la stricte vérité. Il ressort en fait des éléments contradictoires recueillis tant coté compagnons survivants que coté services spéciaux et archives françaises que
ce nombre ne dépasserait guère 300 entre ceux exécutés effectivement, il est vrai de façon atroce et après des tortures qui n’ont rien en envier aux méthodes des tristement célèbres des
parachutistes du général Massu et harkis zélés, ceux rares, qui étaient libérés, soit après avoir purgé les peine soit encore après que le complot ait été découvert, et d’autres emprisonnés puis
libérés soit après que le complot ait été dévoilé ou après avoir prouvé leur innocence. Comparés en tous cas à ces foudroyages de villages par le napalm, les roquettes, et artillerie, parfois
suivis d’incendies, cette action que les services français voulaient amplifier à des fins de propagande ne représentait en fait, rien devant ses massacres collectifs. c’est dire que le
colonisateur affichait volontairement l’air de croire et faire admettre aux indigènes qu’en matière de torture et de massacres collectifs , il en avait le monopole ; comme si mourir par les mains
de Bigeard , d’Aussures, de Massu , de Leger, ou autres n’était pas haïssable , punissable , car ne mourraient que ceux qui le méritaient même s’ils étaient des femmes et des enfants, qu’au pire
des cas on classait dans la rubrique des dégâts collatéraux qui , à cette époque ne nécessitait point de regrets ou d’ excuses officielles , de sujets appartenant un sous peuple,. Mais que ces
actes commis par l’arme « du criminel Colonel » étaient à condamner, à diaboliser. Qu’en termes de propagandes seule la machine pacificatrice du colonisateur « civilisé » avait le droit et le
privilège de provoquer des « dégâts collatéraux »En fait de dégâts collatéraux , il s’agissait de massacres collectifs d’enfants , de femmes et de vieillards. une contre action à l’intox des
services secrets français ayant pour objectif d’annihiler l’action qui consistait à éliminer physiquement , a défaut de l’avoir vivant , un des chefs prestigieux du FLN , contre attaque radicale
certes , extrémiste au plus mais pensée et exécutée dans le seul but de sauver la révolution d’une capitulation générale : qui déboucherait inéluctablement sur la pacification , l’asservissement
oui ! De tout le peuple algérien., ultime résultat recherché par la métropole dans ce qu’elle nomme « une opération de maintien de l’ordre. Ce sacrifice suprême de mourir pour l’Algérie était
admis par tout le peuple algérien ; des hommes et des hommes se sont sacrifiées pour sauver leur frères et qu’import puisque la mort est omniprésente en ces temps de guerre, de mourir par la
balle ou le couteau de son frère ou de son ennemi, la mort collective étant programmée par le colonialisme des le moment où des bombardements aveugles et massifs sont monnaies courantes.
L’occupation de l’Algérie par la force militaire a signé le glas pour tout le peuple algérien, et, mourir était pour tous une délivrance, car la faim, la torture, l’humiliation imposée par la
France coloniale ne donnait aucun gout à cette vie « vous ne pouvez pas nous tuer car nous sommes déjà morts » il y a eu noyautage cela est certain, il y avait cette volonté folle de vouloir par
tous les moyens éliminer ce héros qui a rendu la vie dure très dure non seulement aux stratèges français mais au simple soldat appelé sous les drapeaux dont certains ne reverront plus jamais leur
douce France .les témoignages des hommes qui avaient eu le malheur pour certains de tomber nez à nez face à ses troupes , ne sont plus là pour dire qui était ce rebelle , « ce sanguinaire » qui
défendait son peuple contre le colonialisme inique violent , inhumain génocidaire la question qui reste posée pour les générations à venir et qui interpelle les peuples ne trouvera jamais de
réponse : peut- on défendre son peuple contre la domination d’une armée de pillards, de criminels, de violeurs en se gardant de blasphémer , de commettre des erreurs, ou tout simplement de se
tromper de cible , par excès de méfiance imposée par le mensonge que distille celui qui vient en brigand priver tout un peuple de sa dignité , de sa vie ? Existerait-t-il une manière, saine,
civilisée, qui ne s’apparente « au terrorisme » pour libérer les femmes et les enfants de ces peuples indigènes de l’emprise impérialiste ? Si Amirouche a vécu la bleuite, il faut dire qu’il y
avait été contraint. Le contexte historique qu’a traversé la révolution ne pouvait épargner le meilleur stratège du monde à voir même au sein de ses propres rangs des ennemis potentiels tant la
France avait exercé une pression sans commune mesure , sur de simples civils livrés pieds et poings liés dans des centres de concentrations à la faim , à la torture et aux viols , aux exécutions
sommaires pour les transformer ,par le besoin biologique de survie en indicateurs ou harkis ,Amirouche lui, a du faire face pas seulement un mais plusieurs complots , dont l’unique objectif était
d’attenter à sa vie. Le complot des bleus n’étaient en fait qu’une suite d’enchainements d’autres complots . Mais il est sur que le noyautage existait et s’il avait été amplifié , cela revenait
au fait que l’armée coloniale dans l’impossibilités de vaincre cet irréductible guerrier s’est contrainte de recourir à des pratiques pour le moins peu héroïques mais qui font appel à une forte
dose de ruse ,de lâcheté en tous cas pas à l’héroïsme et le courage . ceux sont des plans qui se concoctaient derrière un bureau en sirotant un verre de whisky, et en livrant les jeunes appelés
chasseurs alpins à la vindicte du « sanguinaire » emasculateur , pour reprendre l’expression chère aux véritables tortionnaires qui excellent dans l’art et la manière de faire du mal. en tous cas
,pour ceux qui ont eu à subir ce félin , et qui n’ont pas fini le sexe dans la bouche , ou une balle en pleine tempe , ces chasseurs alpins dont la plupart sont des appelés dépassant à peine
vingt ans d’âge , ont été marqués à vie et continueront d’admettre cinquante ans après les tristes événements la valeur de cet homme malgré une pointe d’animosité qu’ils ont gardé envers celui
qui leur happé leurs amis , leurs chefs , ou les a traumatisés jusqu’à la fin de leur vie , développant envers lui un sentiment tout de même de haine , car endoctriné de l’époque par l idée de
participer à une grand entreprise humanitaire « de civiliser le peuple indigène » Ecoutons quelques uns de ces jeunes militaires pour qui cette guerre n’était la leur « « Ils ( les harkis »
savaient pertinemment que leur attitude entrainerait systématiquement de terribles représailles de la part d’Amirouche ( le colonel) qui avait prévu l’extermination pure et simple de tous ceux
qui entouraient de prés ou de loin le déserteur( harkis ou ralliés).il n’avait pas hésité à faire exécuter des dizaines de femmes et d’enfants. Ces punitions exemplaires organisées par ce féroce
et diabolique chef des maquis de la wilaya trois avaient pris le doux nom de ‘ sourire kabyle » et lorsque nous découvrions ces charniers au hasard d’une de nos sorties, nous devions faire face à
l’horreur, à l’insoutenable, vision qui se gravait à tout jamais dans nos mémoires » « Amirouche, »le loup d’Acfadou » ainsi nommé car il se repaissait de cette cruauté sanglante, nourrissait sa
réputation de ces purges ( CONROUX : la Kabylie des chasseurs alpins , terre de nos souffrances ) « Comment était il pensable d’en arriver à cette extrémité ? » La devise d’Amirouche ; » tu dois
mourir au combat ! » P141 les soldats d’Amirouche, en tenue de combat nous tenaient souvent en ehec0.ils étaient coriaces, ils faisaient front avec vaillance lors des accrochages et nous cédaient
le moins de terrain possible. Dans la montagne leur nombre augmentait sans cesse et leurs chefs étaient plus haineux, encore, après chaque coup porté à nos troupe alpines … »dans le cœur
d4amirouche ,couvait une flamme dévorante de haine et de vengeance ;il devenait chaque jour cruel….en dépit des moyens dont nous disposons , nous devions tenir compte de leur état d’esprit’
fellaghas), ces hommes de la montagne se soumettraient peut etre physiquement, parce qu’affaiblis mais leur cœur, leur âme en sortiraient grandis et leur foi indestructible’ anarraz ouala
anaknou… on se brise sans nous plier, sans nous soumettre était un adage vérifié )nous n’avons pas la moindre idée du nombre de rebelles qui nous faisaient face. Amirouche, ce grand chef de la
rébellion se trouvait il de l’autre coté ? Si tel était le cas, nous devions nous attendre à une résistance féroce-p136 « Avec Amirouche nous connaissions la tactique. Il se pointait accompagné
de 150 hommes, il laissait une centaine de ses combattants se battre et se sacrifier et lui, avec le reste de la troupe, prenait la poudre ‘escampette pour mieux nous surprendre ailleurs, juste à
l’endroit ou personne ne les attendait » ( Conroux) « J’ai vécu deux longues années de crapahut dans le djebel, à travers les massifs de la grande Kabylie, la peur au ventre. Les hommes
d’Amirouche nous tombaient dessus en embuscade, assaillaient nos bahuts et c’était à l’échelle de la compagnie, voire de la section, voire de l’équipe et même du bonhomme, qu’il fallait sauver sa
peau » (Conroux) - « Alain léger capitaine du 1°Régiment de parachutistes ‘’étrangers, vétéran de la guerre d’Indochine, »les renseignements sont rares .les indications que peuvent recueillir les
services spécialisés français sont le plus souvent périmées. Quant à celles que rapportent les avions d’observation elles sont peu nombreuses. Les rebelles qui connaissaient le pays savent
choisir le cheminement et utiliser les accidents du relief tourmenté à l’extrémité ( Le colonel Amirouche de Djoudi ATTOUMI) - Le général Gracier -9°division d’infanterie-à la recherche
d’Amirouche (Claude paillat dans dossier secret de l’Algérie » -Le général Challe pensait utiliser à fond l’opportunité qui lui offrait la libération par Amirouche de madame Angelis (prisonnière
du FLN pour se lancer à la recherche de la moindre trace du colonel Amirouche. Il avouera que le colonel était devenu insaisissable (Claude paillât dans dossier secret de l’Algérie repris par
ATTOUMI DJOUDI dans son ouvrage « le colonel Amirouche) Le général Gracier qui croyait détenir des informations précises sur la position de colonel Amirouche n’avait en fait aucune idée de la
haute stratégie du combattant « il était là, mais, il y a deux ou trois heures, hors de portée, pour préparer une autre embuscade plus meurtrière encore » -L’histoire de la pile piégée (ATTOUMI
DJOUDI le colonel Amirouche) Pour les besoins de fonctionnement du poste émetteur ANGR 42 du quartier général du colonel Amirouche, l’armée française devait recourir au système de colis piégé :
une pille électrique du modèle utilisé par les postes émetteurs avait été sciemment et savamment miné pour etre larguée sur le maquis et a du atterrir enfin de compte entre les mains des proches
collaborateurs du colonel, cette a pile ayant explosé, mais sans atteindre le colonel ( ATTOUMI DJOUDI dans son ouvrage le Colonel Amirouche) - Un rallié Adjudant, du nom de Ramdane, simulant
l’évasion du célèbre camp de Hora prés d’azazga (p 155 le colonel Amirouche de Attoumi Djoudi) Sera chargé probablement de tuer le colonel Amirouche
Par abdenour si hadj mohand
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Publié dans : guerre d'Algerie
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Voilà un débat qui ne devrait pas laisser indifférent en hommage à des Hommes exceptionnels. A croire que certains restent obnubilés et continuent à être victimes de la SAS et autres services de perversion. Donner de l’importance au dénigrement par des barbares, de la soldatesque de bas étage de nos humbles, hommes d’honneur et volontaires de la libération est en soi une remise en doute de leur loyauté, de leur courage.
En soit, il est réconfortant de lire autant de griefs, d’accusations pour manquement à des codes de guerre contre des hommes longtemps qualifiés de hors-la-loi, de coupeurs de routes…par ceux-là même qui s’octroient des qualités de civilisateurs pour justifier leur barbarie. La rigidité et la rigueur du Chahid Amirouche et ses compagnons sont négligeables devant l’humanisme de ces hommes. Des hommes qui ont choisi de se sacrifier pour mettre une domination barbare et répression sauvages. Ceux qui ont perdu la guerre et l’Algérie persistent dans leur aveuglement au point vouloir donner un sens à leur crime contre l’humanité. La bleuite n’est vengeance parmi tant d’autres des services français que nos fellagas avaient maintes fois roulés : le 20 aout 55 enfanta le 20 aout 56. La tenue du congrès de la révolution est un séisme dans le système politique français : chute de la IV république, venue du messie De Gaule, plan de Constantine, opération Jumelle…sans oublier le premier rapt aérien et l’enlèvement de la délégation extérieure.
La France de Dunkerque à Tamanrasset se mis à table pour signer la fin des hostilités avec les fellagas en territoire helvétique le 19 mars 1962.
fils de fellagha
abdenour