Diplomatie : L’Algérie, un pays qui compte
A la fois sur le plan international et sur le plan national, la vision présidentielle la donnée d'une projection dans le futur, car le président a toujours instruit de fixer le cap des programmes de façon à ce qu'en aucune façon ne puisse être hypothéqué l'avenir des futures générations.
Prendre la mesure exacte des problèmes, anticiper sur ceux à venir, identifier tous les défis à relever et les enjeux à gagner, définir le chemin à emprunter et les objectif à atteindre, élever les capacités à
acquérir et à mettre en œuvre dans tous les domaines, sont autant d'axes de travail autour desquels auront à s'articuler nos politiques d'actions conformément au programme pluriannuel légitimé par le vote populaire, approfondir le processus de démocratisation, consolider la construction de l'Etat de droit, pour le président, tout est urgent, mais tout se réalise patiemment pour que les avancées ne soient pas réversibles.
Tout est urgent, à la hauteur des aspirations, des impatiences, mais les retards accumulés du fait de la tragédie nationale sont importants, ou plutôt immenses.
Cependant, des observateurs ont pronostiqué qu'au rythme constaté, l'Algérie avance inéluctablement vers l'accès au rang de puissance émergente qu'elle atteindra dans une dizaine d'années.
Le tête-à-tête du Président Bouteflika avec son homologue Chinois montre qu'Il est inutile de décrire la place retrouvée par notre pays sur la scène internationale. Il n'est que de faire le constat que l'Algérie est devenue un carrefour diplomatique, qu'elle a signé des pactes stratégiques avec de grandes puissances, qu'elle est sollicitée sur le plan international à la fois pour offrir sa médiation dans les conflits internationaux, médiation d'autant appréciée que l'Algérie n'entretient aucune relation belliqueuse avec un quelconque pays dans le monde, qu'elle n'est animée par aucune visée territoriale dans son voisinage, qu'elle est également sollicitée pour son expérience dans la lutte contre le terrorisme plus particulièrement pour le volet « renseignement et traitement de l'information ».
Elle est devenue un destination appréciée pour le investisseurs et il est clair qu'avec l'avancée des réformes, et les expériences accumulées en matière de préparation à l'entrée effective dans la mondialisation, il est prévisible qu'à l'achèvement de la mise en ouvre des réformes, dont celles qui ont cours relativement au système financier, le rythme des investissements ira en s'accroissant, eu égard au nombre de manifestations d'intérêts enregistrées, d'autant que la signature de l'Algérie s'est davantage améliorée depuis qu'il a été procédé au remboursement anticipé de la dette extérieure pour en décharger les génération futures. .
Pouvait il être possible dans les conditions des années 90, d'ambitionner de mettre en place une économie de marché qui puisse financer le développement en substitution à la dépense publique et à l'endettement Etatique, d'autant que le secteur privé n'avait pas encore trouvé sa place dans l'économie productive alors que le secteur public n'arrivait pas encore à trouver ses marques, les réformes ne pouvant ni être approfondies dans la réflexion, ni mises en œuvre et conduites à bon port.
Il convient bien de comparer entre les deux décennies en jetant un regard appuyé sur tout ce qui a été fait depuis l'année 1999, évaluer le présent à la lumière du passé récent, se sourcer donc à la fois aux perceptions qu'avaient les populations et la communauté internationale de la situation dans les années 90 et aux perspectives pessimistes élaborées par des bureaux étrangers. Le présent ne s'apprécie que comparé au passé et l'avenir ne s'apprécie qu'à la lumière de ce qui est entrepris dans le présent et de ce qui est programmé pour le futur.
L'urgence a été d'infléchir le sens des tendances qu'on disait lourdes, pour conduire les sources alimentant la violence à leur extinction, pour ressouder les fractures internes qui avaient gravement mis en péril la cohésion nationale, pour reconstruire l'ordre économique et réduire les vulnérabilités de notre économie, pour ré organiser la vie publique, pour immuniser définitivement la société contre le virus de l'endoctrinement terroriste, pour reconstruire, consolider et approfondir la démocratisation, pour édifier un Etat de droit.
Saïd D.
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